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MARYSE PIEKAREK

ARTISTE PLASICIENNE

PROLOGUE

Quelqu’un…

 

J’occupe l’espace tout entier sans jamais y habiter.

Je ne possède rien et rien ne me possède. Je viens de nulle part et me dirige vers l’inconnu.

 

 

Présence invisible, je me révèle dans ce que je déplace, effleure ou mets en mouvement.

 

Je franchis les frontières, contourne les obstacles, m’insinue dans les interstices.

Je fais chanter les toits et fâcher l’eau des mers.

 

 

Je suis souffle, parfum, éther, écho.

Tantôt caresse, tantôt violence.

Rien n’est fixe sur mon passage.

 

 

Je peux me faire oublier et pourtant, je suis toujours là.

Je suis en suspens dans l’infini de l’ailleurs.

J’incarne la permanence de l’impermanence, ce mouvement incessant qui renouvelle le monde.

 

 

Là réside ma liberté : dans ce qui échappe, dans ce qui circule, dans ce qui demeure insaisissable.

 

Je suis l’Air

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